The Lovin' Spoonful - Daydream

The Lovin’ Spoonful, fondé à Greenwich Village, fut le fruit de la rencontre entre John Sebastian et Zal Yanovsky alors membre du groupe folk The Mugwumps où l’on retrouve aussi Denny Doherty et Cass Elliot, deux futurs Mamas & Papas. C’est d’ailleurs elle qui arrangera leur rencontre. La formation va alors connaître un succès fulgurant et éphémère avec à peine plus de trois années d’existence. Dès leur début en 1965, Lovin’ Spoonful place ses deux premiers singles dans le top 10 du Billboard (Do You Believe in Magic et You Didn’t Have to Be So Nice) et gagne une notoriété et une reconnaissance solides sur le territoire de la part du public comme de leurs pairs. Le Grateful Dead, qui était alors un groupe de folk acoustique, citera souvent un de leur concert à San Francisco comme l’élément déclencheur les ayant incités à électrifier leur son. Il est vrai que la musique traditionnelle qu’ils proposent alors, entre folk, pop et jug band se place à contre-courant de la déferlante anglaise menée par la Beatlemania. C’est en s’exerçant à écrire un morceau dans la veine de Baby Love, le hit Motown des Supremes, que John Sebastian compose Daydream (qui ne ressemble finalement en rien à son modèle). Cette volonté est vraisemblablement le résultat d’une tournée commune aux deux groupes à l’été 1965. Le futur hit, qui fait alors son trou dans les charts anglais, va avoir une influence toute particulière sur un certain Paul McCartney. En plein enregistrement avec les Beatles de ce qui deviendra Revolver, Good Day Sunshine comporte des similarités avec Daydream de l’intro à la thématique de l’amour sur fond de journée ensoleillée. Lennon aussi citait souvent le morceau des Spoonful comme un de ses préférés.

A sa sortie le 19 février 1966, Daydream atteint la deuxième place de l’U.S. Billboard et de l’U.K. Singles Chart. L’album du même nom sorti le mois suivant contient un deuxième titre, You Didn’t Have to Be So Nice, qui se classera dixième des charts américains. Ce morceau sera une source d’inspiration pour le sublime God Only Knows des Beach Boys, composition de Brian Wilson. The Lovin' Spoonful placera un seul numéro un de sa carrière, Summer in the City à l'été 1966.

Le morceau a été repris par Bobby Darin, Ricky Nelson ou encore The Mar-Keys. L’année de sa sortie, Jacques Plante et Claude Carrère l’adapte pour Sheila sous le titre Le rêve.

Paroles

What a day for a daydream
What a day for a daydreamin' boy
And I’m lost in a daydream
Dreamin' ‘bout my bundle of joy
And even if time ain’t really on my side
It’s one of those days for takin' a walk outside
I’m blowin’ the day to take a walk in the sun
And fall on my face on somebody's new mowed lawn

 

I've been havin’ a sweet dream
I been dreamin’ since I woke up today
It’s starrin’ me and my sweet dream
'Cause she's the one that makes me feel this way

And even if time has passing me by a lot
I couldn't care less about the dues you say I got
Tomorrow I'll pay the dues for droppin’ my load
A pie in your face for bein' a sleepy bulltoad

And you can be sure that if you're feelin’ right
A daydream will last along into the night
Tomorrow at breakfast you may pick up your ears
Or you may be daydreamin' for a thousand years

 

What a day for a daydream
Custom made for a daydreamin' boy
And now I’m lost in a daydream
Dreamin ‘bout my bundle of joy

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