Los Angeles (2)

 

 

 

 

Brother Fox and the Tar Baby - Brother Fox and the Tar Baby (1969)

 

 

 

 

The Hamilton Face Band - The Hamilton Face Band (1969)

 

 

 

 

Tim Dawe - Penrod (1969)

 

 

 

 

The Fraternity of Man - Get it on! (1969)

Don Van Gliet, plus connu sous son nom de scène Captain Beefheart, écume les scènes de Los Angeles et ses environs dès le début des années soixante. Mais il faudra attendre 1967 et la signature de son contrat chez A&M Records pour voir paraître son premier opus Safe as Milk. L’album est un franc succès et parvient jusqu’aux oreilles des Beatles (Lennon était un grand fan de Beefheart) et ces derniers songent même à signer l’artiste sur le nouveau label Zapple. La formation se produit au mythique festival pop de Monterey la même année, qui aurait pu coïncider avec leur révélation à la face du pays (comme ce fut le cas pour Hendrix ou Joplin) mais un incident parvient dès le début de leur set. Beefheart qui souffre de crises d’angoisse dues à sa consommation industrielle de LSD, s’effondre dans le public depuis la scène haute de 3 mètres, après avoir aperçu le visage d’une spectatrice se changer en poisson. De cette expérience résultera la pochette de leur troisième album et une ascension avortée des sommets de la gloire. L’artiste traversera les seventies tant bien que mal avant de mettre un terme à sa carrière musicale pour revenir à ses premières amours, la peinture.

 

 

 

 

Sagittarius - The Blue Marble (1969)

 

 

 

 

The Happenings - Piece of Mind (1969)

 

 

 

 

Sapphire Thinkers - From Within (1969)

 

 

 

 

Friendsound - Joyride (1969)

 

 

 

 

Steppenwolf - Live (1970)

Creedence Clearwater Revival, ou tout simplement Creedence ou CCR (pour les intimes), est une des formations les plus emblématiques et populaires du crépuscule sixties aux Etats-Unis. C’est simple, de 1967 à 1971, c’est l’ère Creedence et les radios américaines crépitent leurs titres en permanence, au rythme effréné de leur sortie d’album (de deux à trois par an). Fondé autour de la fratrie Fogerty, c’est John le cadet qui tient la barre et la voile du groupe, écrivant, composant et interprétant les hits qui restent à jamais associés à la jeunesse contestataire et la révolte contre la guerre du Vietnam : Fortunate Son, Have You Ever Seen the Rain ?, Who’ll Stop the Rain ? Mais aussi comme le nom du groupe l’indique, un revival assumé, un retour aux sources rock à la mode après le psychédélisme de 1967 (Green River, Proud Mary, Born on the Bayou, Travelin’ Band) qui atteindra son apogée avec les deux LP Willy and the Poor Boys et Cosmo’s Factory, les meilleurs du groupe. La vague seventies déboulant, le son Creedence se fait has been et le groupe ne renouvelant pas sa musique comme il est obligatoire dans l’industrie, se sépare en 1973. John Fogerty débute alors une honnête carrière solo, laissant les trois autres dont son frère dans un oubli certain.

 

 

 

 

The Aggregation - Mind Odyssey (1969)

 

 

 

 

Music Emporium - Music Emporium (1969)

 

 

 

 

Snatch and the Poontangs - For Adults Only (1969)

 

 

 

 

Jukin' Bone - Whiskey Woman (1972)

Love est une des premières formations multiraciales, comprenant l’auteur compositeur afro-américain Arthur Lee au chant. Après avoir signé chez Elektra, ils sortent Da Capo, leur premier essai en 1966. Mais c’est leur second LP, Forever Changes, paru l’année suivante qui sera unanimement salué par la critique et globalement considéré comme leur chef d’œuvre. Le groupe gagne alors une notoriété solide et s’affirme comme les plus fervents porte-parole de leur génération. Malheureusement après plusieurs tentatives jusqu’au milieu des années 70 pour renouer avec le succès, ce dernier ne repointa plus jamais le bout de son nez.

 

 

 

 

The Stooges - Fun House (1970)

 

 

 

 

Iron Butterfly - Live (1970)

 

 

 

 

Iron Butterfly - Metamorphosis (1970)

 

 

 

 

Morning - Morning (1970)

 

 

 

 

United Sons of America - Greetings from U.S. of A. (1970)

Voici un projet peu commun aux pochettes plus que lascives. Formé à Los Angeles en 1973, ce groupe de rock psychédélique est mené par Father Yod, guide (gourou) spirituel d’une (secte) communauté religieuse appelée The Source Family. James Edward Baker de son vrai nom, né en 1922, connut plusieurs vies avant de finir à la tête d’un culte Sikh. Il fut même soupçonné de meurtre en 1963. Après avoir étudié la philosophie, la religion et l’ésotérisme, il ouvre un des tous premiers restaurants végétarien sur le Strip en 1969 qui attire des stars comme John Lennon ou Marlon Brando. A la même période, il change son nom en Father Yod/Ya Ho Wha et créé son propre courant spirituel, lui et sa petite communauté de freaks vivant dans un grand manoir sur les hauteurs d’Hollywood. Après un rapide passage dans l’industrie du disque, Baker vend son restaurant à Noël 1973 et décide de migrer à Hawaï avec tous ses fidèles. C’est là-bas qu’il trouvera la mort six mois plus tard, dans un accident de deltaplane.

 

 

 

 

Jimi Hendrix Experience - Axis, Bold as Love (1968)

 

 

 

 

Santana Blues Band - Amigos (1976)

 

 

 

The Doors - Strange Days (1967)

Sources :

Philippe Thieyre – Psychedelic Vinyls 1965-1973 (2010) Éditions Stéphane Bachès

Dominique Dupuis – Rock Vinyls ; Histoire subjective du rock à travers 50 ans de pochettes de vinyles (2010) Éditions Stéphane Bachès

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